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Entre récupération, nouveau réalisme et sculpture molle, Magalie Grondin crée des œuvres qui sont aussi en confluence. Sa matière première,ce sont les chambres a air de camion. Des androïdes qui sèment le doute entre organique et minéral. Carcasses de bêtes immondes qui nous parviennent d’une Modernité industrielle déjà presque oubliée. Entrailles de machines découpées au scalpel et recousues. Originaire de l’ile de la Réunion, Magalie Grondin pense ses sacs avant tout comme des œuvres d’art et aime les présenter dans des galeries d’art contemporain. Fait qui peut sembler étonnant en France, mais beaucoup moins en Angleterre par exemple, puisqu’il y a de plus en plus de créateurs de mode qui souhaitent sortir des circuits économiques habituels et présenter leur travail dans un cadre qui soit plus attentif au processus créatif. La créatrice pense la forme mobile sans craindre ni son doute, ni son ambiguïté. Le multiple comme le flou sont à la base du mou. Comme un peintre, extrêmement attentive a la teinte, elle veille au choix des caoutchoucs. Les créations « peaux de camions » se déclinent en deux séries distinctes. Une première épurée, laissant le champ libre a la pleine expression de la matière et du travail de la forme. une seconde plus chargée qui laisse la place a une décoration plus fantaisiste. En plus des sacs, elle s’est également essayée aux bijoux et aux vêtements. A la Réunion, pas de doute, les filles sont branchées. Maurizio Rofrano |
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